Le Douro, long fleuve prenant sa source en Espagne et se jetant dans l’Atlantique à Porto, est réputé pour la beauté saisissante de ses paysages. Lové au cœur de véritables canyons de verdure, le Douro serpente entre les collines que la main de l’homme a façonnées en terrasses où pousse la vigne qui donnera un vin fruité connu et apprécié dans le monde entier, le bien nommé Porto. La croisière d’une semaine part de Porto pour remonter les 200 kilomètres portugais du fleuve, jusqu’à la frontière espagnole, avant de revenir à son port de départ. Sur le parcours, le bateau Queen Isabel s’arrête à plusieurs occasions pour offrir à ses passagers des escapades dans des lieux historiques ou authentiques du Portugal, avec une incursion chez les voisins de la péninsule ibérique, dans la cité de Salamanque. Mais plus que ces visites et excursions, c’est bel et bien le spectacle permanent de l’environnement qui donne toute sa saveur à ce voyage. Chaque détour est l’occasion d’un nouveau pays...
Les robots sont déjà dans nos maisons, mais ils n’ont rien à voir avec les majordomes mécaniques à forme humaine dépeints par la science-fiction. N’empêche, ils nous facilitent déjà grandement le quotidien… et ce n’est qu’un début.
Les robots à forme humaine qu’on voit de plus en plus dans les salons ou les démonstrations de constructeurs ne vont pas débarquer tout de suite dans nos maisons — même si ça prendra peut-être moins de temps qu’on le pense. Mais les robots sont déjà entrés dans les foyers et le quotidien, pour nous faciliter différentes tâches ménagères. Grâce à la démocratisation de l’informatique, d’Internet et de l’intelligence artificielle, les robots ménagers comme les aspirateurs, lave-vitres ou tondeuses se sont imposés sur le marché en quelques années seulement. Leurs performances se sont également améliorées très vite ! Entre les premiers robots-aspirateurs qui nettoyaient mal et se coinçaient bêtement partout et les machines d’aujourd’hui qui cartographient avec précision la maison, lavent le sol et même détectent, ramassent et rangent les petits objets tombés au sol, l’évolution est radicale !
La révolution des robots domestiques n’est pas toute neuve : elle a même commencé il y a plus d’un demi-siècle avec l’arrivée des premières machines à laver commerciales (en 1907, avec la Thor), du premier réfrigérateur grand public (le Monitor Top de General Electric, en 1927), des premiers robots de cuisine (le Robot-Coupe de Pierre Verdun en 1960) et autres appareils. Bien sûr, on était encore loin des machines connectées et informatisées d’aujourd’hui, mais celles-ci ne sont finalement qu’une évolution de ces ancêtres purement mécaniques. L’objectif reste cependant le même : l’automatisation de tâches domestiques. Ceci pour qu’on y passe moins de temps et d’énergie afin de libérer du temps pour se consacrer aux activités qui comptent vraiment, réduire le stress et augmenter le confort de vie. Ça a toujours été dans la nature humaine et mieux vaut s’en remettre à des machines qu’à des esclaves ou des domestiques, non ?
Les robots à domicile et les appareils connectés se sont ainsi invités dans nos foyers, qu’il s’agisse des robots aspirateurs qui s’occupent des saletés sur le sol, des robots nettoyeurs de vitres qui redonnent leur éclat aux fenêtres ou encore de dispositifs de domotique intégrés comme les réfrigérateurs connectés et les sonnettes vidéo. Le marché regorge aujourd’hui d’innovations adaptées à toutes les envies et budgets.
Les robots aspirateurs et laveurs
Ils sont l’exemple le plus concret de la manière dont les robots ménagers peuvent améliorer notre quotidien tout en simplifiant les contraintes liées à l’entretien de la maison.
Ces appareils ont conquis le marché français dès l’avènement de la robotique intelligente. Ces appareils se distinguent par leur capacité à naviguer de manière autonome dans les habitations. Grâce à des systèmes de cartographie basés sur des capteurs infrarouges, des caméras embarquées et parfois même des technologies LiDAR, ces robots analysent la configuration de votre intérieur afin de planifier efficacement leur parcours.
Les modèles les plus récents sont polyvalents : ils aspirent, lavent et parfois même désinfectent. Ces robots offrent une couverture complète des surfaces, qu’il s’agisse de sols durs — carrelages, parquets — ou de tapis et moquettes. Les robots aspirateurs sont également équipés de brosses latérales et centrales qui éliminent efficacement les particules et les poils d’animaux, tandis que les versions laveuses disposent de réservoirs d’eau et de lingettes spécialement conçues pour récurer en douceur, sans abîmer le revêtement des sols. De plus en plus de modèles sont équipés d’une base assez massive. Cette dernière, en plus de recharger les appareils, stocke les saletés (pour qu’on n’ait vraiment à s’en occuper qu’une fois par mois environ), nettoie les brosses de l’aspirateur, le recharge en eau, etc.Ces robots peuvent aussi s’intégrer dans un écosystème domotique complet : ils sont souvent compatibles avec des assistants vocaux comme Alexa (via les appareils Echo Show, notamment), Gemini (avec la gamme Google Nest) ou Siri (sur les appareils Apple), permettant ainsi un démarrage ou une programmation à la voix. Cette interopérabilité rend très intuitive et pratique la gestion du foyer.
Les innovations récentes misent aussi sur des fonctionnalités supplémentaires, comme la détection des zones récemment nettoyées afin d’éviter les passages en double et garantir un nettoyage impeccable.
On a testé pour vous… Aspiro-robots, au boulot !
Nous avons mis en compétition trois robots aspirateurs-laveurs, dans trois gammes de prix différentes, pendant plusieurs semaines. La zone de combat est une maison d’une centaine de mètres carrés à la configuration un peu tortueuse, avec des tapis, des animaux qui salissent joyeusement et laissent des poils partout ! Qui s’en sortira le mieux dans cette configuration, entre l’EZIclean All In One Z15 Pro (1299,99 €), le Shark PowerDetect NeverTouch Pro 2-en-1 (799,99 €) et le Rowenta X-Plorer Serie 85+ (299,99 €) ? À vos marques… nettoyez !
All In One Z15 Pro EziCleanLe plus haut de gamme de nos trois aspirateurs-laveurs a eu un peu de mal à bien cartographier les lieux la première fois, malgré son LiDAR, mais il s’en est parfaitement sorti la seconde. On peut aussi définir plusieurs cartes - bien utile quand on a un étage, un sous-sol ou une dépendance à nettoyer. Le robot est assez bas pour passer partout, il est méthodique et colle notamment bien aux plinthes pour aspirer la poussière dans les coins. L’aspiration est efficace, mais on salue surtout ses deux serpillières rotatives qui nettoient bien mieux le sol que les serpillières oscillantes ou fixes de la plupart des autres robots-aspirateurs. À part ça et les sacs à poussière de la marque (pas donnés) à renouveler, franchement, il a très bien bossé… en tout cas sur les premiers cycles aspiration-lavage, car après une quinzaine de jours, et sans raison apparente, le Z15 Pro n'a plus voulu laver ! Un passage au SAV a réglé le problème, mais depuis, le robot a continué à subir quelques tracas - blocages incompréhensibles dans des espaces dégagés, eau sale stagnante dans la station... Franchement, pour un appareil dans cette gamme , ces errances s'avèrent tout de même gênantes ! Dernier point, l’application aurait mérité une traduction française moins approximative (un comble, pour un appareil conçu par une société française, bien que fabriqué en Chine), mais ça reste quand même compréhensible.
On aime :
- Il fait tout bien, mais mention spéciale pour les serpillières rotatives, bien plus efficaces que celles des deux autres modèles testés !
On aime moins :
- Le sac à poussière de la base, tellement dépassé !
- La panne au bout de deux semaines !
- La brosse latérale vissée
- Les divers petits tracas rencontrés
Retrouvez ICI notre test complet de
l'All In One Z15 Pro EziClean
PowerDetect NeverTouch Pro 2-en-1 Shark
Installation facile, cartographie LiDAR des lieux rapide et fidèle, ça commence plutôt bien ! Le robot est néanmoins un peu haut, ce qui l’empêche de passer sous tous les meubles. En revanche, il se soulève pour passer les obstacles comme les tapis épais, qu’il détecte bien et pour lesquels il active une aspiration plus forte. La serpillière oscillante essuie plus qu’elle ne nettoie, mais pour le reste, rien à redire. On apprécie ses réservoirs d’eau propre et d’eau sale séparés, son bac à poussière sans sac, son efficacité globale et la bonne couverture des surfaces à nettoyer. Les containers de la base et le nettoyage automatique des brosses et de la serpillière permettent de ne pas s’en occuper pendant presque deux mois, même s’il faut quand même garder un œil dessus — on a eu un léger souci d’eau dans le bac de nettoyage, mais l’appareil nous a informés automatiquement, via son application, qu’il fallait le nettoyer manuellement.
Installation facile, cartographie LiDAR des lieux rapide et fidèle, ça commence plutôt bien ! Le robot est néanmoins un peu haut, ce qui l’empêche de passer sous tous les meubles. En revanche, il se soulève pour passer les obstacles comme les tapis épais, qu’il détecte bien et pour lesquels il active une aspiration plus forte. La serpillière oscillante essuie plus qu’elle ne nettoie, mais pour le reste, rien à redire. On apprécie ses réservoirs d’eau propre et d’eau sale séparés, son bac à poussière sans sac, son efficacité globale et la bonne couverture des surfaces à nettoyer. Les containers de la base et le nettoyage automatique des brosses et de la serpillière permettent de ne pas s’en occuper pendant presque deux mois, même s’il faut quand même garder un œil dessus — on a eu un léger souci d’eau dans le bac de nettoyage, mais l’appareil nous a informés automatiquement, via son application, qu’il fallait le nettoyer manuellement.
On aime :
- Aspiration, vidage, recharge, autonettoyage… il se débrouille fort bien tout seul !
On aime moins :
- Ses 10,4 centimètres de haut, qui l’empêchent de passer partout.
X-Plorer Serie 85+ Rowenta
On aime :
- L’aspiration puissante, qui ne laisse aucune chance aux saletés.
- La possibilité de créer plusieurs cartes (pour un étage, par exemple).
- Qu'on puisse définir la puissance d'aspiration et le niveau d'humidité de la serpillière pièce par pièce.
On aime moins :
- Le sac à poussière…
- L'absence de nettoyage automatique de la brosse et de la serpillière
- Une seule serpillière, un seul sac à poussière et pas de brosse de rechange dans la boîte, contrairement à ce qui est indiqué dans le manuel et le site du constructeur, qui indique deux serpillières et trois sacs. On serait pas un peu radins, chez Rowenta ?
VERDICT : Le PowerDectect et le Z15 Pro (malgré nos mésaventures de panne avec ce dernier) sont au coude-à-coude, avec tous deux de grandes qualités et de petits défauts. L’autonomie de ces robots qui aspirent, lavent, se nettoient et se remplissent tout seuls est un vrai bonheur. L’X-Plorer 85+, malgré son prix bien inférieur, n’a pas non plus à rougir, même s’il demande un peu plus d’entretien manuel, en particulier pour le lavage. Les trois machines s’en sont bien sorties, au point où la différence de prix entre les trois, très sensible... ne semble finalement pas se justifier aussi radicalement qu'on aurait pu le croire.
Retrouvez ICI notre test complet
de l'X-Plorer Serie 85+ Rowenta
Les Robots laveurs de vitres
Avouons-le, nettoyer fenêtres et baies vitrées, c’est une vraie galère. On a beau s’appliquer au maximum, ce n’est jamais nickel. Et les rares fois où ça l’est à peu près, ça se salit de nouveau en un clin d’œil. Les robots nettoyeurs de vitres, conçus pour adhérer aux surfaces lisses à l’aide de ventouses ou de systèmes magnétiques, permettent d’éliminer la saleté, la poussière et les traces d’eau sans difficulté. Eux aussi s’appuient sur une technologie de navigation sophistiquée : grâce à des capteurs optiques et parfois à des caméras embarquées, ils détectent les contours de la vitre et les obstacles éventuels comme les cadres ou les rebords. Quelques modèles intègrent des systèmes de programmation permettant de définir des zones précises à nettoyer, évitant ainsi les passages en double inutiles et garantissant un résultat parfait.
La particularité de ces robots est leur capacité à ajuster la pression de nettoyage et la quantité de liquide utilisé en fonction du degré de saleté détecté.
L’un des avantages majeurs réside dans la sécurité. Le nettoyage de vitres en hauteur peut représenter un risque non négligeable. Avec un robot nettoyeur de vitres, ce danger est éliminé.
On a testé pour vous… Le Windobot S5 Pro EZIClean, 279,99 €
La première fois qu’on allume un robot laveur de vitres, on a le réflexe de se dire qu’il va tomber… mais non : la succion motorisée assure l’adhérence et n’empêche pas la machine de se promener sur la fenêtre, la baie vitrée ou toute autre surface plane compatible pour la nettoyer.
On a essayé le Windobot S5 Pro, à la taille assez conséquente (24,5 cm de côté) qui le rend particulièrement adapté aux grandes baies vitrées et aux murs en carrelage, même s’il reste fonctionnel sur des fenêtres plus petites. On l’allume, on le maintient contre la vitre, on attend que le témoin lumineux confirme qu’on peut le lâcher, et on lance le nettoyage soit via l’appli gratuite EZIClean (connexion en Bluetooth), soit en appuyant simplement sur le bouton central du robot. Avec ses deux pulvérisateurs (à remplir avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc ou un produit tout fait comme la solution de nettoyage du fabricant), il fait vite et bien le boulot et prévient quand il a terminé. Un mode manuel permet de prendre la main, notamment pour insister sur les zones sales. S’il remplit comme il faut sa mission sur les vitres, il s’en est aussi très bien sorti sur nos murs carrelés. Aucun incident à déplorer — ses capteurs ont rempli leur mission sur les rebords. Le câble d’alimentation de 5 mètres est suffisamment long sans qu’il soit nécessaire d’utiliser une rallonge et la batterie de secours rechargeable intégrée le maintient en place, au cas où on le débrancherait par accident. Et pour les nettoyages les plus périlleux, par exemple sur les vitres extérieures à un étage, une corde à mousqueton est fournie pour le rattraper en cas de décrochage.
On aime :
- La simplicité de l’appareil et sa polyvalence : vitres, carrelage, parois de douches…
On aime moins :
- Mieux vaut passer en mode manuel pour insister les zones vraiment sales… ou sortir l’huile de coude !
Les robots tondeuses
L’entretien du jardin, et tout particulièrement la tonte de la pelouse, est une tâche chronophage qui demande pas mal d’investissement en temps et en énergie. La robotisation de cette corvée est une innovation qui a transformé le paysage de l’entretien extérieur, pour une pelouse toujours impeccable avec un minimum d’intervention humaine.
Ces machines s’appuient sur des technologies de délimitation virtuelle pour définir la zone à tondre. Tout comme leurs homologues pour l’entretien intérieur, ils sont équipés de capteurs qui détectent les obstacles, les bordures et les zones interdites. Grâce à la création de « murs virtuels » — généralement matérialisés par des câbles enterrés ou des signaux sans fil —, ils restent à l’intérieur des limites préalablement définies.
Leur mode de fonctionnement est généralement programmé selon des cycles réguliers de coupe assurant une tonte progressive et homogène. L’un des grands avantages réside dans leur capacité à adapter automatiquement la fréquence et la durée de coupe en fonction de la croissance de l’herbe et des conditions météorologiques. La plupart des modèles disposent d’une autonomie qui permet de tondre plusieurs centaines de mètres carrés avant de retourner à leur station d’accueil pour recharger leur batterie. Dans certains cas, le retour à la base est entièrement automatisé et la relance du cycle de tonte se fait sans intervention humaine.
Si la mise en place peut être fastidieuse et si tous les jardins ne sont pas adaptés (notamment ceux coupés par des chemins de gravier que la machine ne doit pas essayer de tondre ou ne peut pas forcément traverser, ou les terrains avec des reliefs prononcés), les robots-tondeuses ont des avantages écologiques non négligeables. Ils consomment généralement moins d’énergie qu’une tondeuse thermique et émettent peu ou pas de gaz polluants. Le fonctionnement silencieux, rendu possible grâce à des moteurs électriques peu bruyants, permet également de les utiliser sans déranger les voisins.
On a testé pour vous… Le Sileno Free de Gardena, 1399,99 € (modèle 650 m²)
Il y a des modèles moins chers, mais la tondeuse Sileno Free fait partie de cette nouvelle génération qui s’affranchit des câbles à enterrer pour délimiter le périmètre de tonte, fastidieux, pour s’appuyer sur le positionnement GPS et l’IA. La mise en place prend cependant du temps, entre la configuration de la passerelle sans fil Gardena et le tracé du périmètre d’action, mais ce dernier s’avère bien plus ludique que de tirer des câbles dans une tranchée : on pilote le robot avec son téléphone et l’appli Gardena, comme avec une manette de jeu, en balisant le parcours de points de passage pour dessiner le périmètre. On s’y est repris à plusieurs fois, pour éviter les zones trop étroites et pour définir les différentes zones : celles à tondre, celles à ne pas tondre et celles que l’appareil doit éviter. C’est un peu longuet, mais après coup, il est largement plus facile d’ajuster un périmètre sur une carte virtuelle dans l’appli qu’en déterrant et en déplaçant des câbles !
Après ces tâtonnements, la machine est prête à se lancer, dans un jardin où on lui a tendu plein de pièges : des buissons (à indiquer manuellement sur la carte, la précision n’étant pas toujours facile), des pentes, des trous, des arbres, des bordures à tailler au plus près… On observe la machine — silencieuse — qui semble parfois un peu perdue et tourne sur elle-même, mais finit toujours par se reprendre et faire son travail. Sa navigation a beau avoir l’air un peu anarchique, le résultat est finalement très probant. Par contre, si vous avez des arbres hauts et denses et une configuration des lieux complexes, son système accuse quelques soucis que n'ont pas les modèles à périmètre à fil et donc doivent mieux s'affranchir d'autres tondeuses-robots récentes qui naviguent et cartographient grâce à un LiDAR.
On aime :
- La flexibilité de la navigation GPS, qui s’affranchit de l’installation d’un périmètre par câbles.
On aime moins :
- Le robot semble avoir tout de même quelques difficultés à établir et maintenir une connexion satellite stable, surtout dès qu’il y a un obstacle.
La domotique de demain… et d’aujourd’hui
Si les robots aspirateurs, nettoyeurs de vitres et tondeuses représentent les solutions les plus démocratisées aujourd’hui, d’autres robots commencent doucement à se faire une place dans les foyers modernes. On pense notamment aux robots de nettoyage pour piscine et à quelques initiatives encore expérimentales visant à intégrer la robotique dans d’autres secteurs du domicile. Par exemple, des robots pouvant trier et organiser les objets ou même des assistants robotiques qui interagissent avec les habitants pour répondre à divers besoins du quotidien. Ces technologies, bien que moins développées que les solutions de nettoyage traditionnelles, représentent l’avenir de la maison connectée et promettent d’aller encore plus loin dans l’automatisation et le confort de vie.
Au-delà des robots spécifiquement conçus pour le nettoyage et l’entretien des espaces, la domotique joue un rôle essentiel dans la transformation de nos foyers en espaces intelligents. La maison connectée ne se limite pas à automatiser quelques tâches ménagères ; elle révolutionne la gestion de l’énergie, la sécurité et l’interaction entre les différents appareils.
Les réfrigérateurs connectés sont un bon exemple de domotique appliquée en devenant bien plus qu’un simple espace de conservation des aliments. Ils disposent d’écrans tactiles et d’interfaces intégrées qui permettent de gérer l’inventaire. Grâce à des capteurs internes et parfois à des caméras embarquées, ils mémorisent les produits présents et peuvent proposer des alertes en cas de péremption ou de faible stock. En fonction des ingrédients disponibles, certaines marques intègrent des logiciels capables de suggérer des idées de recettes, facilitant la préparation des repas. Relié à des assistants vocaux et des applications, le réfrigérateur connecté peut synchroniser les commandes de courses en ligne, réguler la température en fonction de l’heure de la journée ou adapter la consommation d’énergie en fonction de vos habitudes.
Les lave-linge et sèche-linge connectés informent leur propriétaire sur la durée restante des cycles, offrent des diagnostics à distance et proposent des programmations personnalisées en fonction de votre emploi du temps. Ils peuvent par ailleurs ajuster automatiquement la consommation d’eau et d’énergie pour optimiser le lavage.
Les fours et les plaques de cuisson intelligents sont dotés de fonctions de préchauffage à distance et de scénarios de cuisson programmables, tout en garantissant une cuisson optimale.
Avec les machines à café connectées, vous pouvez par exemple préparer votre espresso depuis votre lit ! Egalement, les thermostats intelligents apprennent vos habitudes de vie et ajustent automatiquement la température de votre maison pour optimiser votre confort tout en réduisant votre consommation d’énergie.
Les systèmes d’éclairage connectés permettent quant à eux de créer des ambiances personnalisées en ajustant la luminosité, la couleur et même en s’intégrant aux modes de vie (veille, réveil, cinéma à domicile).
La domotique participe aussi à la sécurité de votre foyer. Les sonnettes vidéo, caméras et systèmes d’interphonie connectés déjà commercialisés un peu partout offrent désormais une surveillance continue et permettent une communication instantanée avec les visiteurs, même à distance. Les détecteurs connectés, quant à eux, incluent des capteurs de mouvement, de fumée ou même de fuite d’eau. Ces dispositifs, en interconnectant plusieurs types de données, permettent une gestion proactive de la sécurité et de la protection contre les risques domestiques.
Les avantages de ces systèmes résident non seulement dans leur efficacité, mais aussi dans leur facilité d’installation et d’utilisation, qui permettent même aux néophytes de bénéficier d’un niveau de sécurité élevé sans nécessiter de compétences techniques poussées.
Ces innovations, pour la plupart déjà largement disponibles sur le marché, illustrent parfaitement comment la technologie se met au service d’un quotidien simplifié et sur mesure.
À terme, leur connectivité leur permettra d’échanger des informations entre eux, créant ainsi un véritable écosystème. D’un côté, c’est un peu inquiétant, c’est vrai, mais de l’autre… c’est quand même bien, de s’affranchir de toutes ces petites corvées qui nous bouffent du temps qu’on aimerait consacrer à des trucs plus sympas, n’est-ce pas ?
La maison du futur, aujourd’hui
Des appareils domotiques qui simplifient le quotidien
Sonnette vidéo sans fil avec vidéo HD + Chime , Ring - 119,99 €
On lui en a fait des misères, à la sonnette vidéo sans fil Ring, en l’installant sur un portail à l’extrême limite de la portée du réseau Wi-fi. Pourtant, ça marche et plutôt bien. La configuration, via une application sur téléphone, est un peu pesante, mais rien d’insurmontable. La sonnette réagit vite et bien et on peut non seulement voir qui a sonné, mais aussi discuter avec grâce au haut-parleur et au micro intégrés. Et tout ça, sans fil, à plus de 15 mètres de la box Internet. Une batterie rechargeable intégrée alimente l’appareil, qu’on peut démonter facilement pour le recharger — bien sûr, pas de sonnette vidéo, pendant ce temps.
On a opté pour le modèle avec carillon intérieur (119,99 € l’ensemble), histoire de ne pas dépendre que des téléphones portables pour recevoir les notifications et la vidéo HD, et on l’a aussi relié à un compte Amazon et à un Echo Show 8 (169,99 €) pour que son écran affiche automatiquement la vidéo quand quelqu’un sonne. Tout fonctionne et se comprend, y compris les caméras de surveillance d’une tout autre marque, elles aussi reconnues par l’Echo Show ci-après.
Echo Show 8, Amazon - 169,99 €
En plus d’être bien utile pour la domotique (et compatible avec une très large gamme d’appareils, y compris la plupart des robots-aspirateurs présentés dans ce dossier), l’assistant Echo Show sert aussi d’écran pour des appels en visio, de fenêtre sur l’Internet et sur les principaux services de streaming et d’interface avec Alexa, l’assistant vocal (certainement très bientôt remplacé par une version IA plus avancée) d’Amazon. Si l’on peut presque tout piloter à la voix, l’écran 8 pouces est tactile et doté d’un ingénieux système adaptatif qui règle l’affiche à l’écran suivant que vous êtes plus ou moins près de ce dernier. Côté son, l’Echo Show 8 intègre une enceinte offrant un beau rendu sonore, bien qu’un peu trop prononcé sur les basses (ce qu’on peut régler à coup d’égaliseur). C’est avec ce genre d’appareil qu’on se rend vraiment compte que le futur est non seulement à nos portes, mais déjà une réalité qui peut facilement intégrer et simplifier notre quotidien.
Litières automatiques
Oui, la révolution robotique touche aussi nos compagnons à fourrure ! On trouve d’ores et déjà sur le marché plusieurs modèles de litières automatiques qui nettoient toutes seules les pipis et les cacas des chats. La plupart ont un look de capsule spatiale, certaines font de la lumière (des UV, pour tuer les bactéries dans le bac) et quelques-unes, comme la CATBOT K10i de notre photo, sont même connectées, pour programmer les nettoyages ou avoir un suivi des « activités » de son chat. Indispensable ! Trêve de plaisanteries, ces litières autonettoyantes ont plusieurs atouts, notamment pour les propriétaires de plusieurs chats : le nettoyage (qui ne s’active que quand la litière est vide et se verrouille, évidemment) permet à plusieurs félins (qui n’apprécient guère de faire leurs besoins là où d’autres ont posé les leurs) d’utiliser la même litière. Les odeurs sont limitées et l’hygiène améliorée. Sans oublier qu’on s’en occupe moins souvent et qu’on récupère les « petits cadeaux » directement dans un sac poubelle. On ne va pas s’en plaindre.
Robots mobiles de surveillance
Vous connaissez les caméras de surveillance, sur secteur ou sur batterie, à installer soi-même chez soi, en extérieur ou en intérieur. Mieux que les modèles à objectif pivotant sur 360°, des petits robots mobiles commencent à être commercialisés pour patrouiller chez vous ou dans votre jardin. Par exemple, Moorebot commercialise le Scout-E (un peu moins de 250 €), un tout petit robot aux faux airs de véhicules militaires qui se faufile partout, y compris sur les terrains inégaux, grâce à ses deux chenilles. Équipée d’une caméra HD, l’intrépide machine explore et patrouille automatiquement son environnement, détecte les humains et les animaux, retourne toute seule à sa station de charge.
Plus mignon, l’EBO Air 2 Plus d’Enabot (399 €), équipé de deux yeux-écrans expressifs et d’une caméra 3K peut surveiller votre intérieur et vos animaux en votre absence. Il intègre aussi un assistant IA avec lequel vous pouvez discuter et d’un système audio-vidéo bidirectionnel. Ce petit gardien tout mignon peut aussi suivre tous les mouvements, enregistrer images et vidéos et bien sûr vous alerter quand il détecte quelque chose.
Ces deux exemples domestiques sont les petits cousins « grand public » de robots de surveillance professionnels, bien plus gros et plus onéreux, de plus en plus adoptés pour surveiller des entrepôts, des usines, etc.
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